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Le sacrement de réconciliation 

Ce sacrement est indissociable du sacrement de baptême puisqu’en accueillant la présence de Dieu au plus profond de notre être, nos actions nous aident à grandir dans l’intimité du Seigneur ou nous en éloignent. Ce sacrement nous est donc offert pour restaurer notre relation avec le Seigneur lorsque nous nous en sommes éloignés en effaçant tout ce qui aurait pu ternir notre amitié avec lui, voire même la blesser. Dans ce sacrement, le Seigneur vient prendre sur lui notre fardeau, il nous libère des compromis que nous aurions pu concéder à la vérité et il nous donne la force de continuer à la rechercher. 

Il n’y pas d’autre rituel dans l’Église qui permette de restaurer cette communion. La prière de pardon donnée par le prêtre au début de la messe lors du rite pénitentiel n’est pas sacramentelle. Elle nous prépare, certes, à recevoir la présence de Jésus Eucharistie, c’est une Présence sanctifiante qui gomme certaines de nos imperfections mais qui n’est en rien comparable à sa Présence sacramentelle dans le Sacrement de Réconciliation, c’est la raison pour laquelle, l’Église nous invite à demander ce sacrement au moins une fois par an, avant les célébrations de Pâques.

L’expérience de la rencontre avec le Seigneur est toujours une rencontre personnelle. Le Seigneur nous rejoint dans ce que nous sommes et dans ce que nous vivons personnellement. Le Seigneur ne peut nous sauver que si nous acceptons de le suivre, c’est-à-dire si nous reconnaissons avoir pris un mauvais chemin et si nous lui manifestons notre désir de prendre le bon. Cela ne peut se faire que dans un dialogue et en présence physique d’un prêtre.
Ce sacrement de réconciliation est source de grandes grâces, au niveau spirituel comme au niveau psychologique. C’est avant tout un acte de foi en l’amour du Seigneur, en l’amour du Père qui prend soin de ses enfants. Et la difficulté que nous ressentons tous à exprimer nos manquements nous montre le chemin qu’il nous reste à faire pour vivre dans la confiance. Il n’y a pas d’ailleurs de plus grande blessure à l’amour du Seigneur que notre manque de confiance et cette attitude de défiance à elle seule justifie ce sacrement.